Le méchant

Le méchant
Pour qu'un film existe, on a non seulement besoin du classique héros, mais aussi de son opposé, son pire ennemi, qui est d'ailleurs la cause de l'aventure qui va se produire (on peut le remercier), et dont je ne cache pas l'admiration. Je parle bien sûr, du démoniaque, de l'impitoyable, du machiavélique méchant! On applaudit:

Nom: A l'inverse du héros, un nom étranger, tellement compliqué qu'on a déjà envie de se débarrasser de son propriétaire. Ex: Er Von Doktor Richenglütenberg, Junior (pour les intimes).

Physique: Bouh! Qu'il est moche! Et pâle, et chétif, on dirait presque un ingénieur informaticien! Si le héros est velu, le méchant se rase au point d'en devenir maniaque. Il est donc chauve (c'est bien connu, l'abus excessif de méchanceté cause la calvitie), la seule pilosité qui lui est accordée est une discrète moustache de dictateur, ou, comme ci-dessus, un bouc satanique... Tout comme le héros, il peut avoir une cicatrice, à la différence près qu'elle traverse son visage teriffiant et non pas sa poitrine virile. Enfin, autre détail important: ses yeux bleus, d'un froid glacial, dans lesquels on peut lire une enfance affreuse privée de nutella.

Mental: Un esprit parfaitement infernal! Comment un type avec une si petite tête peut-il concentrer autant de cruauté, de perfidie? Et comment arrive-t-il à lui tout seul à être en mesure de dominer le monde ? (Ne vous inquiétez pas, ca ne se produira pas) C'est bien ce qui le différencie du héros stupide et instinctif, le méchant est un génie diabolique, à l'esprit calculateur auquel (presque) rien n'échappe. Par contre, le méchant est lâche, oh oui, ca c'est une vraie tarlouse, qui se met à paniquer dès qu'on le suspend au-dessus d'un bac de requins transgéniques (chose que les gens normaux ne feraient pas).

Style vestimentaire: Très... haute couture. Une sorte de croisement entre un smoking, une armure et un équipement de cosmonaute, avec des épaules pointues, un col qui nous fait étouffer pour lui, et, optionnellement, quelques clous ou tuyaux... Mais le tout très discret, sobre, de couleur sombre et luisante. Je ne sais pas si vous m'avez compris.

Métier: Général, dictateur, terroriste, islamiste, serial killer, mercenaire corrompu, partisan de secte, docteur fou, grand chef indien, démocrate honnête et bienveillant... Le choix est large, du moment que ca terrorise la population.

Passes temps favoris: Collectionner des organes étranges dans des bocaux de formol, s'obstiner à garder son vieux pistolet qui s'enraille une fois sur deux, caresser un chat blanc tout aussi moche que lui, ricaner diaboliquement (mwuhuhuhohar!!!), tripoter des gros boutons rouges, faire des calembours, déclarer à tors et à travers qu'il se vengera, mourir.

Horoscope: Le méchant menacera la planète toute entière, mènera son plan à merveille jusqu'à ce que ce foutu héros s'en mêle, emploiera tous les moyens pour s'en débarrasser (nottament la femme fatale), n'y arrivera pas, kidnapera la femme en détresse, que le héros libérera, capturera le héros, qui se libérera, appuyera sur un gros bouton rouge qui lancera un compte à rebours, se battra, à contre coeur, contre le héros dans un duel final épique alors que tout va péter, se fera littéralement démolir, et hurlera sa vengeance juste avant de tomber d'une chute de 20 mètres dans un bassin envelloppé de flammes, rempli d'acide sulfurique et de requins transgéniques, le tout saupoudré d'explosions et de décombres qui l'écrabouilleront.


Lulu

# Posté le mardi 07 mars 2006 13:05

Modifié le samedi 07 juillet 2007 03:08

Les planques du méchant

Les planques du méchant
Même si les méchants passent tous pour des pourris qu'ils sont, leur vie n'est pas toujours facile. Entre une jeunesse malheureuse et une vie passée à imaginer un plan démoniaque en taule, il faut bien qu'ils vivent quelque part, afin de pouvoir se faire une bonne omelette et appliquer leur plan démoniaque qui mettra le monde en l'air. Aussi, les méchants ne manquent pas d'imagination pour trouver un refuge discret ou ils pourront exercer à loisir leur passe-temp favori.

-Pour méchants riches: le grand manoir, dont les sous sols peuvent aisément cacher une tête nucléaire, et autre coquetterie de monsieur, des larges couloirs avec plein d'objets fragiles, idéal pour les fusillades (sbires en option)
-Pour méchants pauvres: une chambre de bonne au dernier étage d'un building suffira amplement à cacher le fusil de sniper de monsieur désirant assassiner le président ou une autre personne haut placée (moyens réduits exige)
-Pour méchants psychopates: La cabane en forêt: L'air de la campagne est bon pour la santé et on entend pas hurler les rôles secondaires découpés à la hache. Penser à surveiller les fenêtres voire les condamner pour éviter une irruption soudaine du héros
-Pour méchants ayant un attrait pour la mer: le sous marin: pratique, entretien moindre, rapide, dangereux même pour les plans de grande envergure, difficilement repérable, livré sans autoradio
-Pour méchants recherchant la tranquillité: le volcan:peu de visiteurs, base facilement destructible... Parfois trop facilement
-Pour méchants hommes d'affaire: le building: Toujours très voyant, si possible avec des spots lumineux et colorés, idéal pour coordonner ses plans d'action
-Pour méchants savoyards: le pic de montagne très en altitude: mêmes avantages que le volcan, les inconvénients en moins. Peu pratique pour faire ses courses

La planque de mechant est toujours très bien équipée avec des radars, des mitrailleuses automatiques, des machines à café et des sbires alertes. Mais malgré cela, le pauvre méchant se fait toujours pourrir sa baraque qu'il a construit et entretenu avec tant d'amour par le héros qui passait dans le coin. Il s'en va alors, à contre coeur, parfois en faisant péter sa base en criant:"Nous nous retrouverons James/capitaine/superman/machin (rayer la mention inutile)!" et ira construire sa nouvelle base ailleurs, si il ne se fait pas choper en route par le gentil dans l'inmanquable course-poursuite. Non, les méchants n'ont vraiment pas la vie facile.




Jérem'

# Posté le mercredi 08 mars 2006 12:38

Modifié le samedi 07 juillet 2007 02:30

La femme en détresse

La femme en détresse
Continuons donc notre série de présentation des personnages qui vivent tant d'aventures dans notre blog... Parlons de la ravissante, la si pure, la pétillante, la fragile, l'innocente, et surtout la si casse-pieds femme en détresse, une pièce qui manquait au grand puzzle des aventures cinématographiques:

Nom: Un nom à chérir, un nom du genre Laury, Emma, ou Barbie. Ou alors un nom composé qu'on appellerait affectueusement M. J., Mary.Lo, etc...

Surnom: On l'appelle parfois le personnage principal, car oui, chers amis, on peut exceptionnellement lui accorder cette place dans la hiérarchie des rôle dans certains films qui se veulent "non conventionnels" (pouah!). Il y a aussi l'héroïne, mais la consonnance illicite nous fait finalement préferer la femme en détresse.

Physique: Râââvissante! Ni trop grosse, ni trop maigre, ni trop grande, ni trop petite, très mignone (bien que moins que la femme fatale), mais pas provocante... voire même un peu BCBG. Blonde, surtout, toujours bien coiffée et bien maquillée, avec de grands yeux d'oiseaux, naïfs et fragiles. Elle a quand même un peu une tête à claque.

Style vestimentaire: Mademoiselle portera souvent un tailleur avec une jupe, des talons aiguilles et un sac à main, tenue bienvenue pour traverser des champs de bataille, s'évader des bases secrètes sur le point d'exploser, ou explorer des cimetières pleins de zombies.

Mental: La femme en détresse sur ce point rapproche le héros. Elle est stupide. Et en plus d'être stupide, elle est naïve, totalement ignorante, certainement élevée dans un couvent, et donc encore plus chrétienne (si c'est possible) que le héros. Peureuse aussi, et toujours trop sensible. Un vrai boulet, quoi! Qui empêche le gentil de tuer des vietnamiens tranquille, et pourtant, il en est amoureux. Comme quoi, l'amour est aveugle!

Métier: Femme au foyer, il n'y a pas à discuter. Circulez! Y'a rien à voir!

Passes temps favoris: Servir le thé, prier, prier encore, encore un petit peu, voire même plus, pleurer, hurler, s'évanouir, se réveiller, se re-évanouir, admirer le torse velu du héros, faire le boulet, se faire capturer par le méchant, appeller au secours! Au secooouuuurs!!!! Et enfin, faire des sales coups à la femme fatale comme seules les femmes savent le faire...

Situation sociale: Tout le monde l'adore, elle est si charmante cette petite! Et elle sait si ben faire le thé! Le héros l'aime, le méchant la désire. C'est même parfois la fille unique de l'état major! Il n'y a qu'une seule personne qu'elle déteste, c'est cette garce de femme fatale qui tourne autour du héros, et qui fait la fière parcequ'elle a le tout dernier rouge à lèvres à la mode à Paris!

Horoscope: La femme en détresse rencontrera le héros d'une facon ou d'une autre (du moment qu'elle le rencontre), en tombera amoureuse sans le lui avouer, et fera le choix judicieux de le suivre dans son aventure. Une fois sur place, elle le ralentira considérablement en s'évanouissant à un rythme rapide et régulier. Elle finira par être capturée par le méchant pour le moins méchant, lui dira qu'il est dailleurs très méchant, se fera libérer par le gentil (qui est très gentil), tirera les cheveux à cette put... pardon, à la femme fatale, s'enfuira avec le héros alors que tout va péter et ils vivont heureux et aurons beaucoup d'enfants blonds et protestants. Mais n'allez pas croire que la femme en détresse ne sert à rien, non, regardez:
-Attention, James! Un requin transgénique!
-Oups! Il s'en est fallu de peu! Merci, femme, et allez donc me préparer du thé!


Lulu

# Posté le jeudi 09 mars 2006 16:48

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00

Le commando (partie 1)

Le commando (partie 1)
MMMMHHHH !!! Un bon vieux film de guerre! Sang, patriotisme, vietnamiens, morts (beaucoup), et surtout... soldats! Toujours les mêmes, des clichés à eux tous seul, qui méritent chacun d'être présentés dans ce qui va suivre. Cela va s'avérer très long, aussi, le sujet s'étalera sur deux article...

Le supérieur (ou « capitaine ») : Cet homme n'est certes pas un fou de la gachette, mais ses talents tactiques sont incontestables. A la force de sa petite cervelle, il est capable d'échafauder une embuscade décisive et de réussir la mission même lorsqu'elle s'avère impossible. Très estimé par ses hommes, il ne veut pas s'en séparer et refuse les pourtant nombreuses propositions de promotion. Son sort n'est pas toujours le même à la fin, mais sa mort est toujours spectaculaire et sa dernière action honorable. Pour plus details, voir l'article qui lui est dédié (l'état major).

La bête de guerre (ou LA BRUTE) : Ce personnage est le rambo de service, il est capable à lui seul de retenir 25 chars, 12 avions et un régiment de soldats d'élite. Son incroyable masse musculaire lui permet d'engranger sans le moindre gémissement une vingtaine de kilos de plomb et 5 obus, il est capable de tuer un ennemi avec chacun de ses dix doigts, de tirer sur ceux qui s'approchent avec les pieds, de sauver le novice en détresse, de poser un bombe sur un char et de courir le 10000 mètres sprint, le tout simultanément et sans respirer... Malheureusement, derrière cette apparente invincibilité se cache un des rôles les plus ingrats de l'histoire du cinéma, puisque la mort attend cet enchevêtrement de muscles et de munitions. Mais une mort héroïque, quand même... Dans un relent de patriotisme, la BRUTE choisira entre sauver sa peau et mourir atrocement. Vous connaissez déjà son choix...

La machine à tuer (ou l'as des as, le Tueur) : En général tireur d'élite, reco ou égorgeur-de-nuit-dans-les-tranchées-au-couteau-à-tartiner, ce personnage sauve quotidiennement son équipe. Il est capable d'abattre en un temps record la moitié d'un régiment d'élite, et il est très souvent à la fois ami, rival, et respectueux de la BRUTE. Il est très aimé par son équipe et estimé par ses supérieurs. Et contrairement à la BRUTE, il ne meurt pas à la fin du film, il reste souvent après la guerre en contact avec le héros et on les voit à la fin autour d'une mousse en train d'évoquer le douloureux souvenir des camarades morts sur le champs d'honneur avec en musique de fond l'hymne national américain.

La
suite juste après...



J.B

# Posté le samedi 11 mars 2006 12:28

Modifié le samedi 07 juillet 2007 03:08

Le commando (partie 2)

Le commando (partie 2)
Bien, poursuivons la présentation de cette bande de joyeux lurons tous plus typiques les un que les autres:

Le novice (ou petit con) : Aaaah, que serait un film de guerre sans ce petit merdeux ? C'est ce boulet de 18 ans qui fout la pagaille partout où il passe, qui fait foirer une infiltration en territoire ennemi et qui plus est croit toujours bien faire... C'est aussi lui qui, après avoir déclenché un combat déchaîné à un contre vingt, se planque dans le premier trou venu et attend que ça s'arrête en chialant et en appelant sa petite môman qui est resté tenir la ferme du fin fond de l'Amérique profonde sans son bouseux de mari qui s'est déjà fait charcuter lors de la précédente guerre. Le sort de ce looser n'est pourtant que rarement la mort, il se retrouvera quand même dans des situations périlleuses mais il sera toujours saupar les autres héros qui, faute de pouvoir exhiber leur testostérone dans le sauvetage de femmes en détresse, se rabattront sur ce poids.

Le gros con (ou le boulet) : Comme son nom l'indique, le gros con est un gros con. C'est le genre de gros bourrin qui trouve spirituel d'emmerder dès qu'il le peut le petit con, qui se fout de la gueule des ennemis et qui meurt en les sous-estimant. Il se pense supérieur aux autres et n'est l'ami de personne, il met toujours une sale ambiance partout où il passe, et est incapable d'aligner deux mots cohérents sans dire « sale enculé » ou « pauvre con ».

Le philosophe guerrier (ou l'incompris, voire l'incompréhensible) : Pffffff... Ca y est, il l'a encore ouverte celui-là... On va avoir droit à un sermon. En plus cet abruti nous cite Nietszche... C'est qui lui ? D'où y sort ? Voilà à peu près ce à quoi sert le philosophe du film. En fait ce protagoniste est incontournable puisqu'il sert à donner un aspect intellectuel minimum au film. Il permet de faire réfléchir le héros, qui lâchera un tout aussi philosophique commentaire : « Putain de guerre à la con, chier ! ». AAAAAAAAAAHHHH !!! Retour aux bonnes vieilles valeurs!

Le théologien (théo pour les intimes) : Se réfère toujours à Dieu, ne jure que par le père, le fils et le saint esprit, insuffle un caractère divin à la cause américaine et procure un prétexte au Tueur et à la BRUTE. Il est là pour rappeler aux spectateurs d'aller prier en sortant de la salle, faire taire tous ceux qui oseraient trouver une quelconque chose à redire à la guerre, donner l'extrême onction aux blessés, histoire de les rassurer, et mettre la larme à l'½il au plus satanique des fans de Charles Manson.

Le Héros (voire le héros) : Et lui où est-il dans tout ca? Mesdames et messieurs, le gentil est glissé quelque part parmi tous ces protagonistes haut en couleur... Est-ce le supérieur? Ou le bleu? Ou le tireur d'élite? Tout dépend de l'originila... l'orginité... L'orniga... comment on dit déjà?



J.B

# Posté le samedi 11 mars 2006 12:49

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00