Il n'est jamais trop tard

Il n'est jamais trop tard
"Reviens ici, enculé, j'en ai pas encore fini avec toi!"
Notre
héros, dans cette situation, court sous les balles de l'affreux pourri pas beau qui le poursuit en tirant partout. Les pruneaux sifflent dans tous les sens, brisant occasionellement une vitre ou, pour plus de dramatisme, blessant légèrement le héros (a condition que cela soit une estafilade légère à la joue). Toujours est il que nous assistons à une furieuse course poursuite au suspens haletant. Le pauvre héros qui ne possède ni les "astuces de Bond", ni quelque super pouvoir, n'est pas vraiment à son avantage et, n'écoutant que son courage, fuit come une lopette là où il peut.

Mais
la cavale aboutit finalement sur les toits d'un vieil immeuble, le héros arrive à un cul-de-sac dans lequel il frappe rageusement (très important visuelement). Soudain un bruit rassemble ses pensées come seul le déclic d'un beretta armé peut le faire. Le héros est dos au mur avec en face de lui un dangereux maniaque dont le rêve était de le trucider. On pourrait s'imaginer que le gentil, digne de son nom pourrait avoir la descence de crever dignement. Mais non, il s'accroche à la vie et ne trouve rien de mieux pour calmer les ardeurs meurtrières de son rival qu'un tendre discours sur le petit coté gentil que l'on a tous en soi comme l'illustre le dialogue suivant:
-Non attend, ne
fais pas ça tu va le regretter!
-C'e
st le but de ma vie que de mettre fin à la tienne! Je vois pas en quoi je le regretterai!
-
Arrête! Je sais que t'a pas eu une enfance facile et que ton père te battait à coups de porte-manteau et que ta mère t'a eu par erreur en faisant le trottoir mais je sais qu'au fond de toi, tu es bon. Personne ne naît bon ou mauvais mais c'est le contexte dans lequel on vit qui est responsable de notre avenir et je sais qu'on pourrait bien s'entendre toi et moi, on oublierait nos vieilles rengaines et on partirait vivre dans le Delaware tous les deux, on aurait des enfants et tout et tout mais par pitié arrête de pointer ce truc vers moi nom de dieu!!!"
A c
e moment-là entre deux flashback bien placés, notre chant entrevoit son bon côté et se dit que finalement, tout cela est futile. Il baisse lentement son pistolet et... VLAN, il se fait descendre par un mec encore plus méchant que lui, perpétuant ainsi la grande chaîne de la méchanceté!...



Jérem'

# Posté le mardi 28 février 2006 16:58

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00

Le héros

Le héros
Depuis la naissance de ce skyblog, chaque article parle d'une certaine personne dénommée le héros. Mais le héros, au fait, c'est qui? Qui? QUI? Sans plus tarder, je vous le présente:

Nom: Un nom simple à retenir, bien américain (Jack, Clarck, James), et qui donne bien quand on le prononce à l'américaine (Djêque, Clooock, Djeïmsse).

Surnom: On l'appelle la plupart du temps le héros, mais aussi le personnage principal, ou encore le prmier rôle, et pour faire intellignet, le protagoniste.

Physique: Le héros est tout d'abord blanc, ensuite musclé, puis beau, blond de préférence, avec quelques cicatrices sur le corps (qu'on aura forcément l'occasion de voir, même si le héros fait pas exprès de les montrer), avec le torse velu mais toujours bien rasé.

Style vestimentaire: Le héros aime bien se balader en haillons, voire torse nu, avec seulement, comme par hasard, un petit bout de tissu bien où il faut afin de conserver sa virilité.

Mental: Le héros est... pas très intelligent, on doit vous le dire tout de suite. Il sait certes faire de temps en temps queqlques ruses pour piéger ses ennemis, mais il ne pose pas trop de questions. Il se contente de l'amour de quelque chose (du genre la patrie, la famille, le christianisme ou la femme en détresse...) qui lui permet de garder ses vertus et son courage dans les moments les plus critiques, et de rester gentil jusqu'au bout, même si ca doit lui coûter la vie (il est vraiment con).

Passes temps favoris: Barbecue, tonte de pelouse, prière tous les dimanches, avant d'aller se coucher, avant d'aller manger, avant d'aller aux chiottes, montrer sans faire exprès sa poitrine velue et musclée et tuer des figurants.

Métier: Quand ce n'est pas tout simplement soldat ou mercenaire, il faut au moins qu'il ait un métier héroïque qu'admirent les enfants et qui puisse justifier sa quantité impressionante de masse musculaire, du genre flic, pompier ou inspecteur des impôts.

Situation sociale: Le héros a une famille unie, ou du moins une femme dans sa vie (qu'il séduira en lui sauvant la vie, quelle aubaine!), quelques seconds rôles en temps qu'amis, un supérieur dénommé état major et un bon vieil ennemi.

Horoscope: Un élément perturbateur le forcera bien malgré lui à quitter son train-train et à s'embarquer dans une folle aventure, où il découvrira que tous ses muscles peuvent servir à autre chose que d'ouvrir les boîtes de cornichons. Puis il courra, il sautera, il criera, il tuera des gens, il échappera à des explosions, mais jamais il n'y prendra goût. Il rencontrera une femme en détresse dont il tombera amoureux, mais elle sera capturée par un quelconque méchant. Ca tombera bien, parce que c'est justement ce méchant qu'il devra arrêter pour sauver le monde. Il ira attaquer la base secrète, se fera capturer, se délivrera, tuera le méchant, sauvera le monde, prouvera son patriotisme et récoltera même un petit bonus: la femme en détresse. Puis tout ce beau monde se téléportera comme par magie dans un coin douillet sur la terre maternelle, le héros refusera ses récompenses honorifiques, et ils vivront heureux et auront beaucoup d'enfants.


Lulu

# Posté le vendredi 03 mars 2006 15:46

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00

Un nouveau héros: l'abruti (ou paumé ou touriste ou boulet)

Un nouveau héros: l'abruti (ou paumé ou touriste ou boulet)
Il est plus que temps de mettre fin a une bien triste rumeur. Tous les héros ne sont pas de grands baraqués qui anéantissent un bataillon d'ennemis entre deux vannes bien placées avec des Ray Ban, des chemises a 300 dollars d'ou dépasse légèrement un imposant torse velu et bouclé. Non. Il arrive que des erreurs génétiques passent au travers des mailles du filet. Ces individus, grands ennemis d'Hollywood, n'ont aucun mal à transformer un classique et morne film d'action en le pire des films catastrophe.

En gé
néral, ces individus sont relativement faciles à démasquer. Il vous suffit de trouver parmi toute une assemblée de professionels le gars qui n'a justement rien de particulier, hormis que sa vie est aussi banale que le premier des abrutis. Cependant, ce brave gars qui ne demande jamais rien à personne et exerce une profession ne demandant guère plus haut qu'un certificat d'étude de l'école primaire va soudain devoir exercer malgré lui les métiers les plus dangereux de la terre (mercenaire, agent secret, assassin, inspecteur des impôts etc, etc...).

Apr
ès un entrainement plus que laborieux, voire pas d'entrainement du tout, notre héros se retrouve envoyé en première ligne avec un commando d'élite pour empêcher la terre d'être détruite (classique). Mais le commando va être décimé bêtement à la première fusilllade et notre abr...héros va se retrouver rapidement livré à lui même dans un monde qu'il n'assimile pas du tout. A ce moment là intervient le réalisateur. Ayant pitié de ce pauvre blaireau et déduisant que le film aurait un intérêt moindre si le héros se faisait zigouiller après 20 minutes de film. L'abruti, à défaut d'avoir la moindre expérience a une veine incroyable, si bien qu'il se débrouillera pour se sortir des pires situations sans faire exprès ni sans la moindre égratignure (possibilité d'utilisation de la bible pare balle dans le pire des cas, se reporter aux articles précédents).

To
ujours est-il que ce héros, provoquant des fou-rires réguliers dans l'état major sauvera quand même le monde à la surprise de tous et mettra une tannée mémorable au grand méchant dans la pure tradition des héros. Comme quoi, les héros sont aussi des cons... Mais des héros tout de même...



Jérem'

# Posté le samedi 04 mars 2006 16:49

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00

La mise à mort

La mise à mort
Moment critique du film, les héros sont tombés dans le piège diabolique du gros méchant pas gentil et pas beau. Ce dernier, avec tout le vice que lui permettent ses petits neurones dégénérés (mais pourtant diaboliques), imagine une mise à mort aussi sadique que sadique. Exemple :
La hache suspe
ndue à la corde en spaghettis accrochée au plafond qui va finir par casser va, dans sa chute, couper la corde qui retiens le contrepoids de la gage de la bille qui va franchir un parcours en appuyant sur le bouton qui fait descendre les héros ligotés au-dessus du bassin des requins superdopés/survitaminés/génétiquement modifiés et légèrement antipathiques...

Un plan d'un sadisme extrême donc, qui ne devrait pas rater et qui plus est fout les jetons aux héros au point de leur faire réciter la bible pendant les 15 minutes que durent la scène. On s'attend donc à voir les gentils souffrir dans d'atroces souffrances, et finir, aussi résistants soient-ils, par mourir. Mais le grand paradoxe est que, malgré ce machiavélisme décourageant, les gentils finissent toujours par gagner à la fin... Ayant remarqué ce dilemme, j'ai décidé d'en comprendre l'origine :

Le fait
est que, malgré des efforts intenses de réflexion vicieuse pour échafauder cette cruelle peine terminale, le méchant fait plusieurs grossières erreurs à ce moment fatidique, ne prenant jamais exemple sur ses prédécesseurs.
Premièrement, il dévoile son plan machiavélique pour conquérir le monde (ou s'en mettre plein les poches pour les méchants/mercenaires bas de gamme), permettant ainsi aux héros de le contrer par la suite, si jamais ils parviennentt à se libérer.
Deuxièm
ement, il s'en va, au moment de son triomphe! Il sort de la salle des héros et ne poste ab-so-lu-ment aucun garde à proximité immédiate de ses ennemis sur le point de canner! Et il lâche bien souvent une ou deux petites vannes foireuses auxquelles les héros peuvent répondre par un trait d'esprit (mais pas trop quand même pour pas déstabiliser les spectateurs) du style : « Je vous croyais plus malin, Johnson, quand je pense que je vous ai demandé de me rejoindre, j'ai honte... Bon, allez petits merdeux, c'est pas tout ça, on s'amuse on s'amuse mais j'ai un monde à conquérir moi. Allez continuez à vous éclater sans moi... ».
T
roisièmement, il ne fouille pas les gentil, permettant à l'un d'entre eux de sortir un canif, de couper ses liens et de tuer les squales affamés bouffeurs d'hommes tout crus. (balèze quand même)

Alors un tout
petit conseil pour les gros vilains pas beaux vicieux, si vous voulez un tant soit peu être pris au sérieux, essayez de ne pas commettre au moins une seule de ces erreurs, et vous verrez, votre plan s'accomplira.



JB

# Posté le dimanche 05 mars 2006 07:49

Modifié le dimanche 14 mai 2006 04:32

La femme fatale

La femme fatale
Les scénarios des films typiques, vous l'aurez remarqué, sont toujours compliqués. Certains même dépassent la longueur d'une feuille de papier toilette, c'est dire. Parmi toutes les ruses, tous les retournements de situation et les révélations qui ponctuent ces oeuvres d'art, il existe un personnage menant un double jeu, à la beauté terrible et fatale. Ce personnage, c'est la femme fatale:

Nom: Un nom balèze, à la fois exotique et somptueux, du genre Felina, Cleopatra ou Grosalopa, le tout en exagérant bien sur les Â.

Nationalité: Faut toujours qu'elle soit loin de chez nous, en tout cas. Les croisements sont bienvenus: cino-francaise, russo-égyptienne, ostralo-afro-italienne, tout est possible, du moment que ca rende bien à l'écran, en gros plan anatomique.

Physique: Oh oui alors! Ca c'est pas du boudin! Des courbes superbes, de la sillicone un peu partout, et un maquillage et un broching qui résistent aux intempéries du genre saut en parachute sans parachute ou bataille sous marine avec des requins bioniques.

Style vestimentaire: Il y en a un? Bof, parfois, peut-être, elle dois bien mettre des habits, du genre bikini, monokini ou combi en cuir un peu trop moulante pour paraître seulement utilitaire.

Métier: Euh... rien de bien officiel ni catholique, en tout cas. En fait, on la paie pour être au même endroit, au même moment que le ros, et de faire comme si c'était par hasard. Puis se débrouiller pour malencontreusement trébucher sur un lit alors que le gentil y est allongé.

Passes temps favoris: Remuer dans sa main un verre de champagne, placer des micros dans les pots de fleur, montrer aux gens qu'elle a très bonne haleine (voire même qu'elle a mangé du foie gras), renverser un truc qui tache sur les chemises des gens qui ont un torse velu, s'habiller comme une p..., et traîner avec de très mauvaises fréquentations (le genre de type qui veut dominer le monde).

Situation sociale: Ma fois, très fructueuse, elle sait très bien faire ami-ami avec le premier pigeon venu. Elle a aussi un faible pour le gentil, bien qu'elle soit à fond sur le méchant. Il n'y a qu'une seule personne qu'elle déteste: la femme en détresse.

Horoscope: Employée par le méchant, elle aura pour mission d'enfiler une tenue qu'elle n'oserait même pas porter pour se baigner, et de se rendre au casino le plus prestigieux du pays, où elle trouvera le héros. Elle renversera de la choucroute, de la mousse au chocolat et de la sauce de sanglier rôti bêchamel (malencontreusement) sur sa chemise, et proposera au héros d'aller se changer dans sa chambre. Une fois là-bas, ils enlèveront bien la chemise, puis quelques autres vêtements inutiles, puis la femme fatale s'adonnera à sa tâche, sans pour autant oublier de placer un mouchard dans le héros (je ne précise pas où). Plus tard, elle retrouvera le premier rôle, mais celui-ci sera en pleine attaque de la base secrète et n'aura que le temps de lui faire une prise de karaté et de la ligoter dans un coin (ha, ces hommes!). Plus tard encore, elle aura tout de même l'occasion de se venger, en se battant avec la femme en détresse, sa pire ennemie. Mais malgré le fait que cette dernière n'ait aucune expérience au combat, la femme fatale sera battue à plate couture et tombera dans un bain d'acide sulfurique dans lequel il ne restera bientôt qu'un nuage de sillicone. Quel gâchis.

Lulu

# Posté le dimanche 05 mars 2006 16:04

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00