Je reviens, je vais sauver le monde

Je reviens, je vais sauver le monde
Oh qu'ils sont forts ces Américains! En plus d'être beaux, musclés, riches et... pleins d'armes, dès qu'ils ont cinq minutes, ils ne peuvent s'empêcher de répondre à l'irrésistible appel de l'héroisme. C'est plus fort qu'eux. En général, l'Américain, dormant profondément dans son lit à côté de sa femme top model sent soudain comme une vibration dans son pavillon de banlieue (là où lorsqu'on a vu un quartier, on les a tous vus).

"Bah
, se dit-il, ca doit n'être seulement qu'un petit tremblement de terre de force 3, avant de se rendormir d'une traite."
Pensez-
vous, il en a vu d'autres! Soudain, ca commence a trembler sérieux, avec accompagnement d'un étrange bruit de réacteur amplifié. Des assiettes se brisent, des meubles tombent et des photos de notre héros durant son service militaire se décrochent. C'est à ce moment là que l'Américain typique s'inquiétera et c'est en allant faire un tour pour diverses raisons (faire pisser son chien, aller chercher son journal ou tout simplement aller voir quoi c'est t'y qui fait tout ce bordel) découvrira le gros vaisseau des ENVAHISSEURS, ces gros aliens pourris puant avec 6 pattes et la peau bleue.

"Nom de d
ieu de bordel de merde, je dois prévenir l'Etat Major!"
Après c
ette fine réflexion, toute l'Amérique est au courant d'une invasion Alien sur New York (jamais ailleurs). C'est la panique, tout le monde fuit, les citoyens se bousculent et les petits vieux sont piétinés dans une frénésie de peur. L'Etat Major, très diplomate, enverra généralement toute la puissance de feu qu'il pourra contre ces mystérieux ennemis. Et celle-ci se révelera aussi inutile que ridicule... L'espoir tombe brutalement, les martiens semblent gagner la partie et à ce moment là, notre américain que tout le monde avait oublié, se demmerdera toujours pour trouver un point faible flagrant aux martiens qui, après connaissance par l'armée de l'air se feront violemment laminer la tronche dans un épique combat ultime. Au besoin, si les volontaires viennent à manquer, le héros entamera un long discours patriotique américain, ceux qui transforment un pleutre en héros borné et suicidaire (remember independence day).

Une foi
s de plus donc, la Terre est sauvée de la destruction, grace aux Américains. Et la France, avec tous ses comiques, elle a l'air de quoi dans tout ca, hein?



Jérem'

# Posté le mardi 31 janvier 2006 15:42

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00

Le Gros Bouton Rouge

Le Gros Bouton Rouge
Si jamais vous êtes un jour convié dans le bureau de votre patron ou de votre directeur, vérifiez en premier lieu deux choses essentielles: Si, par hasard, il n'y a pas un beau gros bouton rouge dans un coin de son bureau, entre la boîte de cigares et la bouteille de cognac, et aussi si le fauteuil confortable dans lequel il vous invite à vous asseoir n'est pas installé sur un tapis...

Si
vous remarquez l'un ou l'autre de ces détails, restez debout, prés de la porte et n'acceptez ni cognac ni cigare de sa part. Si en plus, il prétend vouloir vous féliciter ou vous accorder une augmentation, ce qui n'est vraiment pas normal, fuyez. Car dès que vous serez assi et qu'il aura fait son monologue, il appuyera sur le gros bouton rouge qui ouvrira une trappe astucieusement dissimulée sous le tapis, et vous et votre fauteuil basculerez dans le vide pour vous retouver dans une cave remplie de chaînes et d'odeurs de souffre.

T
oute entreprise avec une bonne assurance bénéficie de cet astucieux mécanisme. Mais sachez que l'usage du Gros bouton rouge ne s'arrêtte pas là! Il peut aussi servir à commencer un conte à rebours, faire sauter une bombe atomique, ouvrir un sas donnant sur le vide galactique, enclencher un processus d'autodestruction, etc... De plus, le charisme irrésistible de ce petit objet fera que de toute façon, on finira bien par appuyer dessus à un moment ou à un autre. En conclusion, le gros bouton rouge est un élément essentiel du cinéma contribuant à maint clichés spectaculaires dont on oubliera pas de parler.

Lulu

# Posté le jeudi 02 février 2006 05:42

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00

Les bombes à l'antimatière

Les bombes à l'antimatière
Un beau jour, un allemand ébouriffé à la langue pendante (pas le chien, le professeur) a démontré que le temps et l'espace étaient liés. L'un variait selon l'autre, et vice versa. E=m.c2, ca vous dit quelque chose? Par exemple, dans un lieu où il y a moins d'espace (antimatière), le temps va plus lentement... Wow !
Mais
quel rapport entre la science et les clichés du cinéma ? Figurez-vous qu'il y en a bel et bien un :Il semblerait que les bombes qu'utilisent les supers méchants dans les films soient constituées d'anti-matière. En effet c'est la seule explication que l'on peut apporter à l'impressionnant ralentissement du temps qu'elles exercent sur les choses réelles. Exempli gratia :

Un éc
ran s'ouvre sur une salle obscure, on entend un bruit de minuterie électronique puis nos héros entrent dans la salle en trombe. Ils s'exclament :
-Merde
il nous reste 3 secondes pour désamorcer la bombe.
-Vite
dépêchons-nous!
-Oh non c'e
st une S 600.000 à C4 avec boîtier en titane inviolable (satisfait ou remboursé)!
-J
'avertis l'état-major !!! Allo ? Colonel Thompson ? Je veux une couverture aérienne sur la ville et alertez le génie militaire, des fois que nous échouions... Ca me semble perdu d'avance mais je reste avec mes hommes, je mourrais les armes à la main ou aucun de nous ne mourra... (snif, snif !)
-Bravo mon lieutenant vous serez décoré de la Medal of Honor pour votre geste !!! (resnif !)
-Je s
ais Johnson, maintenant au boulot !!!
Voil
à cinq bonnes minutes que la bombe aurait dû exploser mais toujours rien, et il faut aussi noter que Johnson n'a pas encore commencé à toucher à la bombe...
-Putain ! C
hef c'est pas de la camelote leur matos ! Encore un coup d'Al Qaïda ! On a bien fait d'aller leur faire la guerre à ces enc**** ! Vive notre président Bush et Dieu fasse qu'il soit réélu !
-Ouais
je pense comme toi ! C'est le meilleur président depuis Lincoln !
(C'
est fou tout ce qu'on peut se raconter autour d'une bombe !)
-Bon c'es
t pas tout ça mais on a une bombe à désamorcer et il nous reste 2 secondes, les gars !!!
-Ouais al
lez let's go, ça va chier !
A ce moment on voit un plan du président en contre plongée, dans son bureau, regardant par la fenêtre, confiant dans ses hommes...
-Allez le
s gars, plus qu'une seconde et demie !!!
Retour sur les démineurs
-Je
... je crois qu'on va tous crever ici !!! Merde, je voulais revoir ma femme – que je n'ai jamais trompé – et mes 20 gosses !!!
-Allo ? Colonel Thompson ? Désolé c'est mission impossible chez nous !!! Il vous reste une seconde et 20 centièmes pour évacuer la moitié de Los Angeles... Vous pouvez le faire !!!
-
Bon les gars faut pas se décourager !!! On va y arriver !!! Allez Johnson !!! Tu tiens le bon bout !!! Vas-y, met le rouge ici et by-passe la carte mère... Ok ! Doucement !
-Attend,
voilà, là...
-
Ouais, c'est bon !
-On a réu
ssi !
-On est
les meilleurs !
-Dieu béniss
e l'Amérique !
(Y fallait b
ien la caser celle-là !)
-Al
lo chérie ? Je t'aime !
Voil
à, il restait un centième de seconde, et... piuuuuuuuuu, pile à temps, nos héros on sauvé l'Amérique !!! Il faut quand même noter que ce passage, qui, selon le compteur, a duré 2,99 secondes, a en fait duré 18 minutes, 43 secondes et 3 centièmes... La seule explication possible est donc que les bombes du Moyen-Orient sont faites en anti-matières et génèrent un anti-champ gravitationnel suffisamment puissant pour ralentir considérablement le temps. Les physiciens peuvent fièrement relever la tête et me remercier d'avoir trouvé l'explication de ce phénomène qui les a tenu en échec pendant de si longues années...



J.B

# Posté le jeudi 02 février 2006 16:06

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00

Des pruneaux...

Des pruneaux...
Imaginez un 357 magnum... C'est bon ? Vous avez en tête ce canon droit, cette précision inégalée, cette puissance capable de perforer une plaque d'acier de 8cm ? Maintenant imaginez les dégâts que peut faire une seule balle de ce monstre de technologie et de puissance dans un corps humain ? C'est bon ? (Si c'est pas bon cf : Il faut sauver le soldat Ryan, la séquence du débarquement, le gars qui crie « maman » en tenant ce qui lui reste de boyaux dans les mains... C'est bon là ? Oui vous pouvez vomir...) Maintenant imaginez ça dans la main d'un méchant complètement taré et surentraîné au tir... Ensuite imaginez le gentil se retrouver bêtement nez-à-nez avec le flingue en question... Et pour finir imaginez le méchant qui esquisse un sourire de prédateur et qui appuie lentement sur la détente... PAN !!!

C'est bon vous suiv
ez ? Bon maintenant légère complication... Non seulement la balle atterrit on ne sait comment dans l'épaule du héros, mais en plus, le héros se sent suffisamment en forme pour se reprendre une deuxième prunette... A la deuxième, il commence à réagir et se décide à attaquer le gros méchant (Alors qu'il a déjà approximativement 50 grammes de plomb dans le corps). S'ensuit généralement un duel au corps à corps durant lequel la perforatrice est trimbalée d'un bout à l'autre de la pièce, les deux protagonistes essayant successivement de s'approprier le jouet tout en s'en mettant plein la gueule...

Finalement le héro
s, la gueule en sang, le nez cassé et l'épaule déboîtée, arrive à attraper l'arme et tiens le méchant en échec, on a en général droit par la suite à un dialogue faisant honneur à l'industrie cinématographique dont voici la synthèse :

« Je suis le plus fort, t'as perdu, j'ai gagné, je vais te tuer, ordure ! »

Et voilà
que notre super américain (oui parce que en général le héros est américain, blanc et protestant...) se met à appuyer frénétiquement sur la détente, jusqu'à ce que le méchant tombe à genoux en vociférant des insanités obscènes que la bienséance m'interdit de citer . Mais pour en arriver à ce résultat, le héros doit gentiment déposer dans le corps de son bon vieil ennemi un quarantaine de balles (chose étonnante dans un six-coups) explosives à tête plate réservées habituellement à la chasse au rhinocéros adulte cuirassé .
Il faut
aussi noter que ces mêmes balles anti-chars ont réduit bon nombre d'amis du héros au silence, et qu'elles n'arrivent que difficilement à bout d'un gros méchant cadavre récalcitrant, sans même arracher un discret « aouille ! » au gentil, qui se rit de leur soi-disant puissance et arrive toujours (je dis bien toujours !) à flanquer sa raclée au vilain pas beau... Ahlala !!! Les armes américaines, c'est plus ce que c'était...



J.B

# Posté le vendredi 03 février 2006 14:21

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00

SPLAF

SPLAF
« Bouaaaaaaah !!! Mais pourquoi est-il mort maintenant ? Je lui ai pas assez dit à quel point je l'aimais !!! C'est triste bouhouuh ! Je lui ai pas assez dit, il est mort en croyant que je ne l'aimais pââââââââs !!! SNURF ! On avait encore tellement de choses à se dire ! bouhouhouuu ! On auraitcu tellement de choses encore ensemble ! Heuheuheu bouah snurfl snif snif et resnif ! POURQUOI MON DIEU ? POURQUOI LUI ET PAS UN AUTRE ?... »

Hum h
um excusez-moi... Vous n'avez pas compris et c'est normal... Petit flashback :
Alors
voilà, notre héros était en train de s'amuser tranquillement avec un monsieur pas gentil dans une voiture (ou tout autre moyen de transport classique : Cheval, char d'assaut, dragster...) qui allait à une vitesse proche des 200/300 km/h (oui c'est un bon cheval). Mais alors que nos deux bout-en-trains s'en mettaient joyeusement plein la gueule sur la banquette arrière, une grosse méchante falaise qui passait par là, trouva spirituel de se placer dans la trajectoire de la voiture. Les deux plaisantins, pris par leur amusement, ne s'aperçurent pas de la présence de la petite falaisounette avant qu'il fut impossible pour eux d'échapper à une chute de près de 500 mètres... Voilà synthétiquement l'histoire qui précède le monologue du début. En général il est accompagné par les pleurs des autres amis du héros, et, selon le cas, de quelques répliques appropriées : « Je n'ai pas été un bon père ! » ou « Il ne verra jamais son fils ! ».

Problème, n
ous en sommes à la moitié du film, et les gentils n'ont pas le temps de se trouver un nouveau héros, mais il reste encore un trop long moment pour les voir tourner en rond durant toute la suite de l'oeuvre annoncée sur les affiches. Il ne peuvent pas non plus jouer les scènes restantes sans le héros... C'est donc que l'ingéniosité et l'originalité des cinéastes interviennent :

Le gentil, dans sa d
escente effrénée, croise en général sur son chemin une branche ou une défense de mammouth fossilisée à flanc de falaise (car il faut avouer que les branches, autant que les défenses de mammouth, poussent avec une étonnante facilité sur les falaises), à laquelle il trouve judicieux de s'accrocher, pendant que le pas gentil continue sa route, puis SPROTCH !!! (Beurk !)
Il profite d
e ce moment de répit pour se remettre de ses émotions, laissant ainsi un laps de temps confortable à ses amis pour chialer et mettre la salle, qui ne s'attend pas du tout à ce que le héros ait survécu, dans un émoi considérable. Puis, il remonte, surprenant ainsi tous les spectateurs et ramenant la joie et l'espoir parmi sa bande de joyeux drilles... Avouez que vous ne vous y attendiez pas...

Ils on
t du cul, ces héros...

JB

# Posté le samedi 04 février 2006 14:41

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00