La télécommande du méchant

La télécommande du méchant
Si vous avez attentivement lu notre catalogue du « kit du méchant », vous savez que tout méchant qui se respecte dispose d'une lécommande. Mais ce n'est pas n'importe quelle télécommande. Ce n'est ni celle qui allume notre télé, ni celle qui ouvre notre portail automatique. Non, c'est la télécommande. Un outil aussi ingénieux que machiavélique permettant au méchant de contrôler d'une seule main l'intégralité de sa base secrète, du missile nucléaire qu'il est sur le point de lancer sur Washington jusqu'à la moindre machine à café.

Mai
s ce qui rend cet accessoire parfaitement démoniaque, c'est le fait que pour contrôler le missile, les machines à café, les portes blindées, les tourelles laser et l'écran plasma, la télécommande ne comporte que trois boutons. Un petit bleu à droite, un moyen blanc à gauche et un gros rouge au milieu. Sachant que le tiers de cette interface (en l'occurrence le gros bouton rouge) sert uniquement au lancement du missile nucléaire.

Mais
patatras ! Voilà que le héros sortant d'on ne sait où vient interrompre notre exposé et se jette sur le méchant qui laisse tomber son jouet. Pif ! Paf ! Pouf ! Baston ! Entre deux droites bien placées, chaque protagoniste tente de saisir le précieux objet, et à chaque fois se fait rattraper par l'autre. Mais finalement, voilà-t-y pas que le méchant mord traîtreusement les couilles de son adversaire et parvient à saisir son bijou.

Ob
servez la maîtrise et le doigté incontestables de notre ennemi : en appuyant sur deux boutons, il parvient à programmer toutes les tourelles laser de la pièce sur le code génétique du gentil. Aussitôt, ça tire dans tous les coins, et le héros doit se réfugier derrière... un truc qu'en général on sait pas trop à quoi ça sert à part se mettre à couvert. « Mwuhuhuhohar ! » S'esclaffe évidemment le vilain pas beau, qui reporte toute son attention sur son joujou.

Il approche doucement son doigt du gros bouton rouge. Heureusement, ce dernier est à l'antimatière, aussi le héros a du temps devant lui. N'écoutant que son instinct, il retire sa chaussure et la lance dans la direction du psychopathe. Elle tourbillonne et frappe la main de l'autre, qui laisse alors choir la télécommande juste dans le fond de l'objet qui, continuant sa course, effectue un large cercle et revient dans la paume du héros autrefois champion de boomerang. « NOOOOOONNNNN !!!! » Hurle le méchant, désespéré.

Saisissant l'acce
ssoire, le gentil ne perd pas de temps et appuie sur... trois boutons. On peut le féliciter de réussir du premier coup à programmer les lasers sur l'ADN du méchant, sachant que notre ami touche cette télécommande pour la première fois de sa vie. Quand au méchant, on peut également le féliciter d'avoir pensé à inclure dans sa télécommande une option permettant de régler les lasers sur lui-même, s'étant certainement dit : «Allez, mettons une option pour me zigouiller. Qui sait, ça pourra peut-être un jour servir... »

Que n'avait-il pas
raison ! Dans un flash fulgurant, l'ennemi de la patrie se retrouve avec 30 kilos en moins, et s'effondre comme une sculpture en apéricubes. Le gentil n'aura plus qu'à appuyer sur quatre boutons pour annuler le programme de lancement du missile et déclencher la procédure d'autodestruction de la base secrète. On arrête pas le progrès !

Lulu
# Posté le vendredi 07 juillet 2006 17:43
Modifié le samedi 07 juillet 2007 03:08

Le survivant

Le survivant
Ca commence toujours comme ca. Le héros, légèrement niais, arrive dans une ville vide, en ruine et où il fait toujours nuit. Rien de bien alarmant à première vue. On ne sait pas trop ce qu'il fout là et on dirait que lui non plus. Il se contente de lancer de timides "il y a quelqu'un?" qui résonnent dans les grandes rues vides, comme si une des sombres créatures qui peuplent ce lieu pouvait lui répondre. Lassé, il finit par se lancer dans la visite des bâtiments. Il ne trouve pas grand chose non plus. Tout d'un coup, il finit par rencontrer un être vivant (enfin il en a l'air). Le héros, fou de joie, entame la conversation avec cet étrange autochtone qui se rapproche en déambulant de manière inquiétante, créant ainsi un magnifique shinning:
"- Salut, j
e m'appelle Jack et vous c'est comment?
- Glauea
rg
- Glaeuarg? C'
est d'ici ce prénom?
(Au fur et
à mesure que le protagoniste pour le moins bizarre approche, le héros voit qu'il a un regard vide et stupide, une démarche d'endormi, un teint pâle et des vêtements couverts de sang)
-Vous êtes
boucher monsieur Glaeuarg?
-Euaaa
aaaaaah!"
Le
héros continue son monologue débile jusqu'à ce qu'il se rende (enfin) compte que le seul centre d'intérêt de l'étranger soit sa propre viande. Affolé, il prend ses jambes à son cou, poursuivi maintenant par une horde de protagonistes affamés.
"Sû
rement des foutus fainéants de drogués antipatriotiques!", se dit-il.

Après une
folle poursuite dans les rues, le héros, exténué, s'affaise pitoyablement sur le sol, à la merci des dents d'une vingtaine de zombis. La situation est désespérée et le film menace de s'arrêter bien plus tôt que prévu. Mais heureusement, du haut de son repère fortifié, le survivant a tout vu et s'empresse d'aller porter secours à notre pauvre héros qui s'évanouit entre temps. Dans ses rêves, il revoit Condoleeza, sa bien aimée et sa maman chérie en train de faire cuire des cookies. Mais son réveil est bien différent. Il est dans une grande baraque pourrave et un vieillard habillé de manière légèrement ridicule le regarde d'un air grave:
"- A
h! Ma tête... Mais qui êtes vous, que se passe-t-il, ou suis-je, qui suis je, dans quel état j'erre, et le père Noël, il existe?
- Ohla, mon ami, pas tant de questions. Tout d'abord, je suis ton voisin, tu ne m'avais pas reconnu?
- Monsieur Jo
nes? Ca alors! Mais que se passe-t-il? C'etaient qui ces types?
- Tu sais Jack, il s'en est passé des choses depuis ton départ.
-
Quoi donc?
- Eh
bien pendant que tu étais dans le coma, des savants ont libéré accidentellement des pingouins contaminés par un virus extrèmement dangereux. Ces pingouins étaient fous et ont massacré beaucoup de monde. Mais le virus, au lieu de les tuer, les a tout bonnement zombifiés.
- Ca
alors!... Mais il y a des survivants?
- Il n'y
a que moi... Et toi maintenant.
-
...Et ma mère?
- Dévorée par un des pingouins
-
Et... et ma fiancée?
- Elle étai
t déjà zombifiée quand je suis venu la sauver.
-
Oh mon dieu!
-
Mais rassure toi, je lui ai tranché la tête avec un couteau à beurre et j'ai passé son corps au mixer après l'avoir découpé à la lame de rasoir. Elle n'a pas souffert.
- Jésus Mar
ie Joseph...
- E
coute Jack, ces zombis sont nombreux, mais nous avons une chance de les vaincre.
- Comment?
- Ces
horreurs ne supportent pas une seule chose: la confiture de groseille. Nous devons jouer sur ce point faible.
-
Je comprend. Mais pourquoi cet accoutrement?
- Pr
ends-en de la graine, c'est l'équipement de survie essentiel!
- M
ême les lunettes de piscine?
- C
es saloperies se reproduisent en te mettant un doigt dans l'oeil! Neuf mois plus tard, un zombi te sort du ventre et c'en est fini de toi. Tout mon équipement est extrèmement utile!
- Même la ch
emise hawaienne?
- Hmm? Ah non, c'est juste parce que j'aime bien.
- Je vois.
- Q
uand au père Noël, il vivra toujours dans ton coeur.
- Hein?
- No
n laisse tomber.
Ainsi passera la
vie des deux personnages, entre raids la journée et zombie grillés en brochette, ils finiront quand même par sauver le monde mais le survivant, lui, décèdera dans un ultime élan de bravoure, laissant le héros seul pour repeupler la planète...

Jérem'
# Posté le lundi 17 juillet 2006 12:11
Modifié le lundi 17 juillet 2006 15:12

Plouf!

Plouf!
Plouf ! Oh non c'est la fin ! Les sbires ont fini par capturer le héros, l'ont assommé, drogué, bâillonné, ligoté, enchaîné, lesté avec des lingots de plomb, enfermé dans un sac et jeté au fond de l'eau peuplée de requins transgéniques ! On voit, impuissants, la forme molle s'abîmer lentement dans l'obscuri et toucher le fond dans un bruit sourd... Le héros à l'intérieur se réveille doucement, mais, trop fatigué pour se rendre compte de ce qui se passe, préfère dormir encore un petit peu. Quelques minutes plus tard, un requin lui mordant les fesses le réveille en sursaut.

Le
gentil, après une bonne taloche dans la mâchoire de l'animal, se rend enfin compte de l'urgence de la situation, et se débat pendant un bon moment. Quand il voit que ça ne marche pas, il cherche à se défaire tout d'abord de ses cordages. Hérissant l'intégralité de son abondante pilosité qui devient alors tranchante comme un rasoir, il parvient à les couper. Il y a encore les chaînes. Jouant avec le reflet du soleil sur sa dentition resplendissante, il parvient à concentrer un rayon de plus de 600°c qui fait fondre le métal.

Il reste
aussi le sac. D'un coup sec de sa langue surentraînée, le héros perce le ruban adhésif qui le bâillonnait, puis commence à s'attaquer au sac à grands coups de dents. Il le mange entièrement, prenant le temps de bien mâcher comme le lui a dit sa chère maman. Ce n'est pas fini, il y a le plomb accroché à ses pieds. Souple comme un lynx, le héros fait le grand écart pour prendre de l'élan, et, avec la simple force de ses jambes, il entrechoque violement les deux lingots qui partent en mille morceaux.

Les
requins à présent... Cette fois, le héros va accomplir un acte vraiment héroïque... Il saisit un morceau de corail, se tranche les veines avec (eurk !) et diffuse son propre sang (bêêêh !) dans l'eau salée. Ceci ne tarde pas à attirer l'un des énormes requins se promenant dans le coin, qui lui fonce dessus, mâchoires écartées. Le gentil le reçoit avec un direct en plein dans le nez, qui étourdit late le temps qu'il monte sur son dos. Saisissant la tête du gros poisson, le héros force ce dernier à remonter à la surface qui était en fait trois mètres plus haut... sain et sauf, il rencontre enfin l'air et fait un petit « ha » pour reprendre son souffle (notez que même après ça, son brushing à la gomina est toujours aussi classe). Il n'a plus qu'à parcourir à la nage les 5km qui le séparent de la côte la plus proche.

Lulu
# Posté le lundi 17 juillet 2006 17:03
Modifié le samedi 07 juillet 2007 03:07

L'héroïne pour pré-ados

L'héroïne pour pré-ados
Voici maintenant une bonne petite dizaine d'années qu'un nouveau personnage sévit dans les cours de récrés. C'est un monstre impitoyable qui faisait déjà rêver les petites filles au prince charmant alors qu'on galérait encore avec notre (il faut avouer mignonne) timidité enfantine...
Lai
ssez moi vous parler de... Tsadaaaan !!! L'héroïne pour (pré)ados...

Nom : Un nom 100% américain, du genre Sandy, Cindy, Melody...

Surnom :
On apprécie assez, une fois passés les 11 ans, le surnom d'héroïne bilo-cucu-gnangnante pour pré-pubères ayant un yo-yo dans la gorge, mais son nom politiquement correct est actrice tous publics.

Physique : Moyen... C'est le mot juste. Ou mignonne, mais pas aguicheuse (pour ne pas dire autre chose). En fait le physique banal d'une adolescente classique, qui sent les auréoles pousser sous les bras quand Jason passe à moins de 50tres. Très loin de la reine du lycée, opérée 37 fois en un mois, qui sort avec 10 pauvres c*** entre deux opérations et qui a, tout à coup et comme de par hasard, des vues sur Jason...

Style vestimentaire : Moyen toujours, au moins au début du film, culs de bouteille devant les yeux, culotte empruntée à papa, veste en laine soigneusement tricotée par mamie, jean taille haute et t-shirt... eurk !... innommable ! En général ça finit plutôt avec un futal « taille basse » qui monte en fait rarement au-dessus des genoux, des binocles d'un autre temps mystérieusement transformées en lentilles, un porte-jarretelle et un soutif en guise de t-shirt...

Mental (hum, hum...) : En vrac! Pour ne pas dire déprimant... Tiraillée entre la morale paternelle, l'incompréhension maternelle, les conseils avisés de ses copines et... oooooooh ! Jason ! L'héroïne ne sait pas vraiment où elle en est, et nous non plus...

Situation sociale : Issue en général de la petite bourgeoisie, les deux parents travaillent et ne peuvent pas s'occuper d'elle. Idée très prisée des réalisateurs : les parents sont psy... Ou au moins toubibs... Elle dispose au moins d'un grand frère pour lui expliquer ses problèmes, et d'une petite s½ur pour se défouler le soir et hurler entre deux humiliations que tout le monde la soûle et qu'elle hait cette famille...

Passe-temps favoris : Baver sur Jason, réunir le grand conseil des copines en détresse, pleurer, réciter tous les jurons qu'elle connaît (flûte et zut) en pensant à sa rivale, téléphoner, échanger bruyamment son opinion sur la punition avec maman, arracher les yeux à sa petite s½ur, écrire en chialant dans son journal intime...

Horoscope : Sandy va arriver dans son nouveau lycée, subir humiliation sur humiliation, souvent commanditées par la reine du lycée, croiser Jason dans un couloir, se saper comme une *bip*, faire de l'ombre à la reine, se brouiller avec ses amies, déclarer à sa mère qu'elle est la personne la plus conne du monde, faire tomber sa prof de math en dépression à la suite du contrôle sur les limites de suites, et se prendre un rateau... euh... comment dire...INTERPLANETAIRE !!! ...
Mais l
a sainte morale reviendra mettre un peu d'ordre dans cette vie de débauche et de perversité, et Sandy se réconciliera avec sa famille, organisera une soirée pyjama inoubliable avec ses copines, renfilera la petite laine de mamie et embrassera goulûment Jason à la sortie de la messe... Comme quoi la vertu ça paye, et vive dieu !


J.B.
# Posté le mardi 18 juillet 2006 15:58

Mme Cracklepoff?

Mme Cracklepoff?
DingDong
«Mme Cracklep
off?»
TocTocToc
«Mme
Cracklepoff? C'est votre voisine, Jenny, je viens chercher des ½ufs et du beurre pour préparer une tarte à la confiture de groseilles. D'ailleurs si vous aviez des groseilles, ça m'arrangerait...»
Gnnniiiiii...
«Oh,
tiens, c'est ouvert! Mme Cracklepoff? Euh... votre porte était ouverte... j'entre, d'accord?»
CrikCrak
«Oh
! Un pot de fleur est tombé et s'est brisé par terre! C'est pas moi!... Mme Cracklepoff?... Il fait sombre ici, j'allume.»
Clic... cliclicliclic
«Mme
Cracklepoff, je crois que vous avez une panne de courant!»
Crash!
«O
uh! C'était quoi? Mme Cracklepoff, c'est vous?»
Mouaaaaaa...
«Oh
mon dieu! Qu'est-ce que c'est???»
Yeoooow
«
Ne...ne vous approchez pas! J'ai un petit ami qui s'appelle Kent et il est très costaud! Il serait fâché s'il apprenait qu'on m'a coupée en morceau! AAAHHH!!!»
Miaou
«Ouf! Ce n'était que le chat! Mme Cracklepoff? Vous avez un très joli chat! Même s'il lui manque un oeil et qu'il a des pieds de biche à la place des pattes!»
PlitchPloutch
«Beuh!
Qu'est-ce que c'est? Mme Cracklepoff, tant pis pour la confiture de groseille, elle est renversée! Je prends les ½ufs et je m'en vais, d'accord?»
...
«
Ok, merci.»
Gnnniii... (le frigo aussi grince)
«Oh! Mme
Cracklepoff, vous allez bientôt recevoir des invités? Il y a des membres humains mis de côté dans votre frigidaire.»
...
«Si vou
s voulez, je leur ferait de la tarte... au citron, puisque vous n'avez plus de groseille...»
EEEUUUAAARGH!!!
«Pardon?»

GRRROOOAARRREEEUUUHHH!!!
«Mme
Crackelpoff, c'est vous? Vous êtes en haut? Je monte...»
Tap, tap, tap, tap...
«Houla!
Mme Cracklepoff, vous deviez faire attention à ne pas laisser traîner des ossements sur les marches, quelqu'un pourrait se faire mal!»
Tap, tap, tap, tap...
«Oh! C
a sent un peu le cadavre de grand-mère trucidée avec un moule à tarte, ici! Je vais ouvrir les fenêtres...»
CRA-BOUMMMM!!!
«Tiens
, je n'avais pas remarqué qu'il y avait un orage avec des éclairs derrière votre maison... Du côté de l'entrée, il fait beau...»
MMOOOUUUAARRRRGL!!!
«Ou
i, j'arrive, mme Cracklepoff. Vous me semblez un peu enrouée.»
PlitchPloutch
«Oh! Ben
ça alors il y a de la confiture de groseille ici aussi! Mme Cracklepoff, vous devriez un peu mieux surveiller votre diabète!»
TocTocToc
«Mme Cracklepof
f? Vous êtes dans la chambre?»
GRRRROOOUUUAAARRRK!!!
«D'accord!»
Gnnnniiiiii...
«Oh!»
REUARG!
«Ah!»
MOUAH!
«
Houla!»
MWUHURGL!
«Mme
Cracklepoff ?»
GNEUH!
«
Mais que faîtes-vous
YAOURG!
«Attenti
on, vous pourriez vous blesser avec ça...»
RRAAAAHHH!!!
«Mais...
mais non! Mme Cracklepoff, arrêtez! C'est un malentendu! Cela ne fait pas partie de mes m½urs! Non, je vous en prie! C'est indécent! Ouh! Oh tiens ça fait tout drôle!»
MWUHUHUHUHOHARRRR!!!!

Lul
u
# Posté le jeudi 20 juillet 2006 09:29
Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00