La mort des figurants : la plus banale : Comme il a été dit précédemment, le figurant seul n'existe pas, ce n'est pas un personnage à proprement parler mais une matière constituée de milliers d'humains anonymes. Les figurants meurent donc douze par douze, très facilement et très fréquemment. Souvent suit à une rafale de getling, une explosion, ou un simple éternuement engendrés par le héros, ils font de splendides vol planés en poussant des cris suraigus, traversant les vitres, s'effondrant contre les meubles, restant collés contre les murs, ou s'envolant dans l'espace.
La mort du second rôle : la plus dramatique : Le second rôle est blessé en hurlant « partez, je vais les retenir !!! », dans un élan inattendu de bravoure désespérée. Après avoir abattu plusieurs grappes de méchants, il finit par se faire perforer au point de ressembler à une râpe à fromage. Le héros accourt alors que l'autre se met à geindre comme une girafe en rut. Il mourra en ayant soigneusement dicté ses dernières volontés à son copain qui se chargera de respectueusement lui fermer les yeux.
La mort du héros : la plus sobre : Elle est peu probable mais peut parfois arriver dans la mesure où le héros ne meurt pas pour de vrai. Si vous avez attentivement lu ce skyblog, vous savez pertinemment que même étant mourru, le héros est revivant. Touché par une unique balle à l'épaule gauche, il pose sa main dessus et pousse un petit « yeaoutch ! ». Puis, lentement, il tombe à genoux, ployant sous le poids de l'injustice qu'il vient de subir. Mais ensuite, quoi ? Le metteur en scène est confronté à un problème : le héros ne va tout de même pas crever face contre terre, c'est indécent. Ainsi, dans un mouvement acrobatique impressionnant de 180°, notre ami se retrouve finalement couché, mais sur le dos, les yeux vers le ciel.
La mort du méchant : la plus pittoresque : Le méchant, après bien des difficultés, parvient néanmoins obligatoirement à mourir à la fin du film. Sa mort, spectaculaire, va utiliser tout le budget qui reste entre les mains du réalisateur. Plusieurs possibilité s'offrent au protagoniste : tomber dans un bassin à 300° rempli de requins transgéniques, s'y noyer, s'ébouillanter et être déchiqueté en petit morceau par les prédateurs, laissant un petit nuage de sang flotter dans l'eau. Ou se retrouver par malchance sous le réacteur d'une fusée alors qu'elle décolle, et être désintégré par sa poussée nucléaire. Ou tomber dans une machine à faire de la pâté pour chien et se retrouver dans une vingtaine de boîtes de conserve différentes qui seront ensuite dégustées par nos compagnons canins, puis déféqués, puis biodégradés et enfin consommé par la flore environnante. Ou avaler, encore par inadvertance, une bombe à proutons, ou se faire écraser par un rocher de 8 tonnes, ou se retrouver enfermé dans un four micro-ondes géant, etc... Le choix est vaste. Cependant, malgré l'apparence pour le moins radicale de son décès, le méchant est le personnage qui a le plus de chance de revenir dans le 2, après le héros.
Lulu


