Les figurants

Les figurants
Si le monde du cinéma abrite quelques personnages tout à fait exceptionnels, comme le méchant ou le héros, il est ensuite essentiellement peuplé d'êtres sous-évolués que l'on ne peut empêcher d'envahir l'écran de chaque film. Ces êtres, ce sont les figurants, pouvant êtres caractérisés par seulement trois adjectifs : insignifiants, anonymes, nombreux. De plus, ils ont la fâcheuse tendance à tous se ressembler (mais cela peut s'expliquer par la fonction suivante : pour deux cents personnages à l'écran, il y a cinquante figurants réels). Les figurants sont ainsi de la chair à canon, du meuble, du décor, qui n'influent jamais en rien sur l'histoire. Mais pourtant, on ne peut s'en passer, sinon quoi les héros s'emmerderaient sec à ne pas pouvoir essayer leur mitrailleuse. On distingue cependant plusieurs catégories de figurants dépendant du style du film :

Films d'action : Les terroristes : Ils ont une cagoule et une kalachnikov. Ils aiment la vodka, les betteraves, les otages en sous vêtements et rrrrroulent les RRRRRR. Ils sont parmi les plus dangereux de tous, car en plus d'être méchants, ils sont terrifiants (terroristes, terrifiants, hahaha !).

Films d'espionnage : Les sbires : Plus hi-tech et stylisés que les précédents, ils arborent une uniforme inventée par le méchant qui est aussi styliste. Ils bénéficient aussi d'armes et de systèmes de détection ultra performants. Par contre ils sont très cons.

Films de guerre : Les putains d'enfoirés d'viêts : Plus petits et faibles que les autres, ils sont néanmoins plus nombreux. Souvent seulement armés d'un petit fusil dont ils ne savent pas se servir, leur stratégie est de surgir des broussailles pour foncer à la queue-leu-leu droit sur leurs adversaires en hurlant de toutes leurs forces. Inutile de vous dire que les putains d'enfoirés d'viêts ont des tendances kamikazes.

Films d'aventure, deux catégories : Les autochtones : Barbus, de couleur foncée et enveloppés dans des voiles noirs, ils sont armés de longs poignards ou de dromadaires (ou de chameaux). Si vous n'acceptez pas les 25 concubines qu'ils souhaitent vous échanger contre votre chapeau, ils se feront alors un plaisir de vous donner un grand coup de poignard ou de dromadaire (ou de chameau) sur le crâne. Selon avec quoi ils vous auront tapé, vous aurez une coupure ou une bosse (ou deux bosses).
Les pygmées : Caractérisés par leur très petite taille, les pygmées sont des êtres vivant en petite communauté au c½ur de la forêt (un peu comme les schtroumpfs, mais en plus méchants). Amateurs de têtes réduites et grands collectionneurs de prépuces séchés. Très rigolos à dégommer en plein vol, alors qu'ils se balancent de liane en liane.

Films d'horreur : Les zombies : Bien qu'ils soient vraiment terrifiants (peut-être même plus que les terroristes), ces monstres gluants et gémissants peuvent êtres comparés aux petits vieux, en fait. Mous, apathiques, fragiles et en état de décomposition (mwuhuhuhohar !). Rien à craindre, juste un conseil : ne pas utiliser de voiture.

Films de sci-fi : Les extraterrestres : Certainement les figurants les plus méchants, les plus moches et les plus dangereux que l'on puisse rencontrer, armés de pistolasers et de sondes anales très douloureuses. Ils sont aussi une grande énigme : pourquoi, mais pourquoi veulent-ils absolument détruire la race humaine ???

Films chiants : Les passants : Dans les films chiants où il n'y a pas de gros monstres ou d'explosions, les figurants sont tous simplement une impressionnante armée de Monsieur-Tout-Le-Monde qui ne font que passer (d'où leur nom). La seule chose que le héros pourra faire (et à son grand regret, car il s'emmerde comme vous), c'est d'en bousculer un ou deux. Youpi !


Lulu

# Posté le dimanche 28 mai 2006 05:44

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00

La cachette du plafond

La cachette du plafond
Nous retrouvons notre héros rempli jusque là de testostérone en pleine fusillade avec les figurants !!! Ces derniers tombent comme des mouches, fonçant sur leur cible à la queue-leu-leu, ou se cachant astucieusement derrière des tonneaux explosifs... Mais les méchants, mêmes s'ils sont inoffensifs, sont très, mais alors là vraiment très nombreux. Si bien que le gentil finit par être à cours de balles !!! « Flûte alors ! », grogne-t-il de sa voie virile en battant en retraite non sans écraser à mains nues les têtes de quelques ennemis comme de vulgaires boutons d'acné.

Le
s figurants, quelques minutes plus tard, se rendant compte que le héros a cessé de leur tirer dessus, arrêtent de s'effondrer par terre en hurlant de douleur et se lancent à sa poursuite. Ils finissent par le retrouver au beau milieu d'une clairière. Du centre de cette vaste étendue toute plate dépasse une unique petite latrine dans laquelle va se réfugier le courageux guerrier.
- Haha ! Il
est cerné ! On va pouvoir l'achever ! ricane l'un des figurants.
- Heu... on p
ourrait au moins attendre qu'il ait fini, non ?
- Non
! On est les méchants ! On respecte rien ! A L'ATTAAAAAQUE !!!!

Les
figurants encerclent la cabane de 2 mètres cube, posent une C4 sur la porte en bois verrouillée de l'intérieur et la font sauter. Trois des plus costauds entrent à l'intérieur, armés de fusils à pompes, mais là... rien. Il n'y a personne, le héros a disparu. Ils ont beau chercher dans tous les recoins, seuls restent la cuvette des chiottes, ainsi qu'une vague odeur désagréable difficile à identifier... Soudain, l'un d'entre les plus malins des méchants s'exclame :
- Les chiott
es ! Regardez ! Il est passé par les chiottes !
- Sch
eiBe ! Tu as raison !
- Il
est certainement en train de se diriger vers les toilettes de notre chef !
- .
..Afin de le prendre traîtreusement par derrière !!!
- Vite ! Il faut qu'on l'
en empêche !
- Ya ! Il faut
que QUELQU'UN fasse QUELQUECHOSE !
Les figurants ré
fléchissent pendant un quart d'heure...
- Je sais ! O
n va surveiller tous les cabinets à 1km à la ronde !
- Quelle idée géniale !
-
Allez ! Que chacun se place devant une cuvette et tire la chasse continuellement !
- Il n'y survivra pas
, cet en**lé d'américain imberbe !
- En avant ! Et em
pêchez le chef d'aller déféquer !

Les
figurants se dispersent, sauf l'un d'entre eux qui surveille les latrines par lequel le héros est entré. Mais vous et moi qui ne somment pas des figurants savons très bien que le mercenaire viril en question est bien loin d'avoir la carrure d'une selle, et, conséquemment, qu'il n'a pas pu passer par là ! Mais alors... où ??? Soudain, comme ayant entendu notre appel, le gentil s'abat de tout son poids sur le garde et lui enfonce sa petite tête au fond des chiottes.

Le
plafond ! On n'y avait pas pensé ! Le seul endroit où les méchants n'avaient pas regardé ! C'était donc là que le héros s'était dissimulé, usant de la force surhumaine de ses avant-bras pour se retenir au-dessus de la tête de ses ennemis pendant une bonne vingtaine de minutes ! A présent, s'emparant de l'arme et des habits de sa victime, il va tranquillement pouvoir contrecarrer les plans diaboliques du méchant n°1. Et quand on devra expliquer à ce dernier qu'est-ce que foutait sa garde rapprochée tout ce temps, on lui répondra qu'elle était aux chiottes en train de tirer la chasse...

Lulu

# Posté le jeudi 01 juin 2006 12:19

Modifié le jeudi 08 juin 2006 08:52

La femme-qui-se-laisse-pas-faire

La femme-qui-se-laisse-pas-faire
Un beau jour ensoleillé, dans le merveilleux pays d'Hollywood, alors que les gentils producteurs se réunissaient comme d'habitude autour d'une grande table pour prendre ensemble le petit déjeuner, leur écran géant holographique leur signala un déficit de plusieurs centaines de millions de dollars dans le domaine des films à gros budgets, dû à une accoutumance du public par rapport à un certain personnage : la femme en détresse. Celle-ci devenait trop prévisible et insupportable, en d'autres mots, un cliché. Ce phénomène s'ajoutant au mécontentement grandissant du public féminin moderne dont il fallait malheureusement tenir compte, nos amis les producteurs réagirent et créèrent ce nouvel être, évolution de la femme en détresse :

Surnom : La femme-qui-se-laisse-pas-faire, ou la femme moderne, ou la femme libérée, et blablabla, et blablabla... Putain, qu'est-ce qu'il faut pas inventer pour satisfaire l'audimat...

Nom : Adieu les noms tout doux de dessins animés de la femme en détresse, maintenant, ce sera Terry, Sarah, Dolores, Barbara ou Roger (oui, ça peut même aller jusque là).

Physique : Peut-être qu'en dessous de ce pantalon, ce débardeur auréolé, ce blouson en cuir, ces cheveux courts, cette absence de maquillage, ces gouttes de sueur, ce début de barbe, cette cigarette, cette grimace arrogante et ce flingue braqué sur nous, la femme-qui-se-laisse-pas-faire est mignonne... Je dis bien peut-être.

Mental : Halala, comme le Q.I. va mal au cerveau des femmes, voyez plutôt : elle sait réfléchir, critiquer, observer, parfois mieux que le héros, empêchant ainsi toute forme de discrimination de la part du sexe opposé. Arrogante, vulgaire, rusée, volage, téméraire, tels sont les nobles atouts de cette nouvelle génération d'héroïne. Elle peut même presque rivaliser avec l'Etat-Major en matière de stratégie. Quant au héros, il a l'air fin avec ses petites astuces ridicules (la bouche d'aération, la cachette du plafond...). Ne sert pas le thé.

Compétences sportives (catégorie exclusive à la présentation de ce personnage) : Elle est musclée, la bougre ! La femme-qui-se-laisse-pas-faire... se laisse pas faire. Elle connaît toutes les techniques de kung-fu, de karaté, de judo, d'ouverture de bocaux de cornichons, sans oublier le fameux mortel tourbillon fatal de la griffe du terrible ornithorynque qui tue. Tout ceci lui permet de se débrouiller toute seule et de botter les fesses des méchants sans jamais se faire capturer, rendant alors le héros inutile et malheureux.

Métier : Mercenaire, espionne, bar(wo)man, camionneuse, mécano, ex taularde, glandeuse, inspectrice des impôts. En somme, des métiers... poilus.

Situation sociale : Très masculine. Notre héroïne est pote avec des tas de mecs. Par contre, elle déteste les femmes trop nunuches comme son ancêtre la femme en détresse. Elle a beau également chambrer sans arrêt le pauvre héros, au fond d'elle (ou alors dans le script), elle ne peut pas s'empêcher de l'aimer en secret.

Passe-temps favoris : Rouler des mécaniques, dire des gros mots, boire, roter, péter, se bagarrer, chambrer le héros, se laisser pousser les poils sous les bras, ne pas se laisser faire, ne pas crier, ne pas pleurer, ne pas s'évanouir, ne pas prier, ne pas servir le thé.

Horoscope : Le héros ira quérir la femme-qui-se-laisse-pas-faire, ayant besoin d'elle pour sauver le monde. Cette dernière le chambrera en premier temps, puis en deuxième temps l'enverra chier. Mais un peu plus tard, elle acceptera, ses sentiments l'ayant poussée à bout. Elle suivra l'aventure plus ou moins au même rythme que le héros, ayant tendance à lui voler la vedette, et c'est ensemble qu'ils botteront les fesses du méchant et sauveront le monde. La femme-qui-se-laisse-pas-faire aura même le privilège de démolir la femme fatale, connaissant autant de prises de judo qu'elle. Le héros et l'héroïne ayant eu l'occasion de se sauver mutuellement la vie, la dernière finira par renverser le premier pour lui rouler une pelle parfumée à la bière et entourée d'une légère moustache qui pique un peu. Ils vivront heureux et auront beaucoup d'enfants, même si le héros ne pourra pas s'empêcher de penser qu'il a l'air d'une pédale.
Je sais pas pour vous, mais moi, je me dis que d'ici 10 ans on aura vite fait de se lasser de ce personnage décidément trop chiant et humiliant pour notre bon vieux héros, et qu'on reviendra aux personnages traditionnels...

Lulu

# Posté le mercredi 07 juin 2006 12:02

Modifié le samedi 07 juillet 2007 03:08

Le kit du méchant

Le kit du méchant
Le héros a peut-être un arsenal de gadgets tous plus sophistiqués qu'inutiles à sa disposition (voir « Incognito » et « Hi-tech »), le méchant a également le sien, lui permettant de faire face à son pire ennemi ne serait-ce que jusqu'à la fin du film.

Le monocle : Petit cercle en verre se calant entre la pommette et le sourcil, est prévu pour être éjecté dans un « pop » au moment propice, dans le but d'exprimer au mieux une profonde déception. Variante : ½il en verre, bandeau noir (plus dur à éjecter).

Le fume-cigarette : Petit tube en or au bout duquel on peut caler une cigarette ou de préférence un cigare. Permet de se donner un air raffiné et de créer de gracieux nuages de fumée en forme de tête de mort, ou de propulser cette même fumée dans le visage du héros, marque d'irrespect.

Le chat moche : Petit animal blanc et repoussant à poser sur ses genoux et à caresser ou étrangler selon son humeur. Peut être déguisé comme son propriétaire dans un souci de mise en scène (monocles et fume-cigarettes sur mesure disponibles en magasin). Emet un miaulement goguenard lorsqu'on parvient à faire un bon calembour. Variante : le tigre blanc transgénique du Bengale aux dents de sabre (plus éprouvant à mettre sur ses genoux. Nous déconseillons de l'étrangler).

Le bureau en chêne massif : Pièce de bois imposante sur lequel on peut poser tous ses autres petits accessoires. Est livré avec un énorme fauteuil en cuir noir qui pivote à 360°. Comprends évidemment un gros bouton rouge intégré.

Le fauteuil roulant :
Prévu pour les méchants infirmes, qui, selon les statistiques, constituent plus de 50% de tous les méchants. Confortable, rapide, est équipé d'un jet pack et de petits lance-missiles. Pour ceux qui ne peuvent pas s'en passer, un kit « gros bouton rouge » est disponible.

La télécommande : Support minimal pour le gros bouton rouge. Peut se mettre dans la poche et s'emporte partout. Précautions d'emploi spéciales : veiller à ne pas se la faire piquer par le héros qui en a généralement meilleur usage.

Le gros bouton rouge : Certainement l'objet préféré des méchants. Pratique, efficace, esthétique, simple et doux au toucher, fait par défaut apparaître des trous sous les pieds du héros, mais peut aussi avoir d'autres fonctions programmables. Se référer au mode d'emploi (« Le gros bouton rouge »).

Le pistolet qui s'enraye : Petite arme de poing peu précise, ne pouvant contenir qu'une balle à la fois. Est programmée pour s'enrayer à proximité du héros. Vous trouverez dans l'emballage des tracts pour les assurances vie.

Le Power-Intra-Super-Titano-Oblivio-Lance-Anti-Supra-Electrons-Rechargable (P.I.S.T.O.L.A.S.E.R.)
: Super-ultra (bon on va s'arrêter) arme de destruction massive portable. Peut remplacer parfois le pistolet qui s'enraye, mais ce dernier a toujours plus de succès auprès de la clientèle machiavélique. Comprend, entre autres, un viseur infra-rouge à vison pénétrante, une mitraillette à laser auto-guidé, un lance-missiles à implosion nucléaire et un petit déquantificateur de neutrons moyenne portée. Peut désintégrer un pâté de maison, créer un raz-de-marée, dépixelliser un tank et éplucher les patates.


Lulu

# Posté le vendredi 16 juin 2006 11:41

Les gros boutons rouges à l'antimatière

Les gros boutons rouges à l'antimatière
Début du film :
-Soldat Jack,
nous vous donnons 48 heures pour vous rendre en Afro-Asie Mérovingienne centrale du Sud afin de pénétrer dans la base secrète blindée, démanteler l'armée de sbires, libérer la femme en détresse, assassiner le chant et la femme fatale, arrêter le missile nucléaire, faire sauter toute la zone, et revenir ici. Le tout en respirant par une seule narine.
-Ok, major Bo
b.
-Pour cela,
nous vous fournissons cette fausse banane en caoutchouc dernier cri pour encercler vos ennemis.
-Bi
en, major Bob.
-Une dernière
chose, si vous n'êtes pas revenu avant 48 heures avec la tête du méchant au bout d'une pique, j'appuie sur le gros bouton rouge qui déclenchera la troisième guerre mondiale...
-D'acco
rd, major Bob.
-Que la force
soit avec vous.

Synopsis :
Enroutevrrrroumattantioniboummêmepasmaltaratatatataprendscalabasesecrètedingdongouibonjourc'estlelivreurdeburritostchiiiipoissond'avrilahmerdepanaïelafemmefatalespafsmotnonpaslesboulesaïejet'aieuausecoursjackj'arrivefemmeendétresseohnondesrequinstransgéniquesploufcouicmercijackderienallonsytacatacatacatacboumboumleméchantadieujackmwuhuhuhoharmiaoubipboumaïeschtakaïej'aimalpannonaaaaaaaahjereviendraisjacksplafohnonlemissile10987654321clicsauvébravojackrentronscheznousattendezssssmackhohohoohnononaplusqu'uneminutepourrentrer !

Séquence à l'antimatière :
Le
héros a tout fait ce qu'on lui a dit, mais il ne lui reste plus qu'une minute pour rentrer à la mère patrie ! Au même moment, au Q.G. :
-Bon sang m
ais que fait-il ???
Vite, le
héros enfourche un cheval tout terrain et s'élance à travers la jungle.
-Plus qu'une
minute, il va falloir accomplir mon devoir...
Le héros a
rrive enfin dans un village reculé d'autochtones vivant uniquement de leur production de céréales.
-Vite, soldat ! J'ai confiance en vous ! Pourvu qu'il ait réussi...
Le
héros, après avoir ouvert un petit millier de paquets de céréales, tombe enfin sur le jouet qu'il voulait : un avion Chocapic.
-Allez, plus que quelques dizaines de secondes...
A bord
de son avion Chocapic, le héros survole la mer Mediterranée qui sépare l'Asie de l'Amérique.
-Sacre
bleu, je commence à douter !
Hélas, l'avion Chocapic n'a pas assez d'autonomie (« pour le plein d'énergie », qu'ils disaient). L'avion Chocapic tombe et s'écrase dans un champ de blé... et PAF !
-Tre
nte secondes... il va falloir que je commence à songer à me décider à me mettre à appuyer sur le gros bouton rouge...
Heureusem
ent, le héros s'était improvisé un deltaplane avec un morceau de papier toilettes et un crayon vert. Il atterrit en ville. Direction la Maison Blanche.
-Bie
n, il est trop tard à présent, le héros a échoué. La troisième guerre mondiale est la dernière solution qui nous reste.
Ayant pe
rdu son ticket portes ouvertes, le héros est forcé de s'infiltrer dans la Maison Blanche. Pour cela, il utilise la vieille astuce du livreur de burritos.
-P
lus que dix secondes... j'ai tout juste le temps d'appuyer...
Arrivé d
evant la porte du bureau de l'Etat-Major, le héros se fait retenir par deux gorilles peu coopératifs.
-Mon doigt..
. il n'est plus qu'à quelques millimètres !...
Le héros
arrive à détourner l'attention des gorilles en lançant sa banane en caoutchouc par la fenêtre, attisant leur appétit.
-Ca y est
! Je le touche ! C'est si doux...
Clap.
-
NNNNNNOOOOOONNNNNN !!!!!

Fin du film :
Le
héros se jette juste à temps sur l'Etat-Major, évitant de justesse la troisième guerre mondiale. Quelques explications plus tard, et après l'offrande de la tête du méchant plantée au bout d'un pique, l'Etat-Major comprends enfin et distribue des médailles d'honneur à tout le quartier.

Lulu

# Posté le samedi 24 juin 2006 17:45

Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00