Il s'est encore échappé

Il s'est encore échappé
Cette fois-ci, c'est le méchant qui est poursuivi par le gentil, qui peut être un inspecteur, un commissaire, une bleusaille, ou bien un gars qui passait dans le coin et désirant jouer les héros pour se faire remarquer par la jolie brune qu'il a repéré sur la terasse d'un café. La poursuite se fait souvent brutale, le méchant se devant de renverser sur sa route les marchands de fruits et légumes, leur marchandise ainsi que quelques gars ahuris qui ne manqueront pas d'effectuer un magnifique vol plané avant d'atterir lourdement sur le bitume en poussant le râle de la girafe agonisante.

Le
gentil le poursuit tant bien que mal, écrasant fruits et piétons renversés sur son passage et bousculant un ou deux petits vieux avec un discret "excusez moi" (car c'est le héros, au final, et il se doit d'être un peu civique). Le méchant qui commence à s'essoufler voit soudain la providence apparaitre sous ses yeux: une autoroute à 14 voies (pouvant apparaître aussi spontanément dans le décor qu'un soleil couchant). Heureusement pour lui, celle-ci est déserte. Il la traverse donc, un léger sourire de victoire aux lèvres. Le héros qui le suivait de près le rattrape et arrive devant le fleuve de bitume. Mais pas de chance car lorsqu'il tente de le traverser, il manque de se faire écraser par une masse imposante de véhicules arrivant tous en même temps.
"Foutues h
eures de pointes!", se dit il, faché.

A
ce moment-à, le méchant qui regarde le gentil en rigolant est l'espace d'un instant dissimulé par un quelconque moyen de transport très imposant (en général un bus). Mais pouf! Quand le transport en question sort du champ, le gentil désemparé constate que le chant s'est volatilisé aussi!
Pl
usieurs hypothèses:

1)Le méchant s'est téléporté: peu crédible mais néanmoins efficace.
2)Le
méchant est allé se planquer dans un bâtiment pour se foutre encore un peu de la gueule du gentil qui commence vraiment à avoir l'air con à râler au bord d'une autoroute.
3)Le
méchant court en suivant la trajectoire du véhicule: trompe l'oeil mais vite fatiguant.
4)Le
chant, à l'aide d'une super-ventouse dissimulée sous son anorak, s'accroche à la paroi du véhicule et, gràce à ce merveilleux procédé, s'échappe sans même payer son titre de transport... C'est la RTM qui va pas être contente...
5)
Le méchant, dans un élan de désespoir, s'est applati sur le pare-brise (malin mais douloureux) et voyage ainsi de pare-brise en pare-brise.

Auss
i, héros blasés, ne perdez pas espoir, à la prochaine course poursuite et après un duel épique (voir article sur le combat final), vous mettrez une belle tannée au méchant qui vient de vous baiser de manière pittoresque.



Jérem'
# Posté le vendredi 07 avril 2006 14:01
Modifié le mercredi 10 mai 2006 11:42

Stupeur

Stupeur
La stupeur d'un personnage est toujours omniprésente dans les films a suspens, voire dans tous les types de films. La stupeur peut très bien apparaître dans un film à l'eau de rose (ex: "Seigneur, il n'y a plus de confiture de rose!") comme dans les films de l'oncle sam (ex:" Nom de Dieu, nous sommes encerclés!"). La stupeur est donc inclassable, d'ou l'absence de couleur. Mais il est intéressant de constater que ces allocutions (toujours religieuses lorsqu'il s'agit d'un film Américain ou d'un Louis De Funès, paix à son âme) se font plus ou moins longues selon le degré d'impressionement du personnage.
Ainsi, voici les diffrents degrés de stupéfaction d'un personnage:

-La petite surprise: "Seigneur!". Comprendre "Oups!" ou bien "Merde!". Utile dans les situations peu graves ("Seigneur, j'ai cassé un verre!")

-La surprise casse-burnes: "Grand dieu!". Comprendre "Petit con!". Généralement utilisé pour les bêtises infantiles ("Grand dieu, tu as encore joué avec des cailloux dans le salon!!!")

-La pas-bonne surprise: "Doux Jésus!". Comprendre "Oh bah zut alors!" Déjà un peu plus embêtant que la petite surprise, souvent utilisée par des seniors ("Doux Jésus, il a été décapité avec une lame de rasoir jetable!")

-La mauvaise surprise: "Mon dieu!". Comprendre "Ah putain!". Classique mais fait toujours son petit effet, à condition que le sujet soit dramatique ("Mon dieu, il n'y a plus de mâche de Rotterdam!")

-La surprise guerrière: "Nom de dieu!". Comprendre "Fait chieeeeer!". Viril et court, à emporter partout, idéal au front ("Nom de dieu, ils ont des missiles de croisières Patriotes avec turbo propulsion manix et double dose de laser!")

-La très mauvaise surprise: "Jésus, Marie, Joseph!". Comprendre "Oh putain d'merde de saloperie d'bordel, c'est pas possib'!". Utilisé le plus souvent dans une situation critique ("Jésus, Marie, Joseph, il y a une bande de gugusses en masques devant moi, ils sourient bêtement et portent très mal la moustache, mais que faire?")

(Vous remarquez que ca commence à vraiment devenir long)

-La trèstrès mauvaise surprise:"Je vous salue Marie pleine de grâce!".Comprendre "Meeeeeeeeeeeeerdeuh!" Pas bon du tout, qui désigne une situation très périlleuse, suicidaire ou prononcée dans un râle d'agonie ou une très vive surprise ("Je vous salue Marie pleine de grâce, ce pont suspendu au dessus d'un bassin de grenouilles à deux têtes géantes carnivores va craquer!")

-La trèstrèstrèstrèstrès mauvaise surprise: Le personnage récite la bible à partir du premier chapitre. Comprendre une mort prochaine. Inutilisable en cas de mort violente et bien vite lassante, à moins d'être fanatique.


Jérem'
# Posté le samedi 22 avril 2006 16:39
Modifié le dimanche 11 juin 2006 09:46

Le super professeur d'arts martiaux

Le super professeur d'arts martiaux
En règle générale, notre héros est toujours un peu prétentieux sur les bords. Mais, très vite, à force de faire le malin, il va finir par tomber sur bien plus fort que lui dans la personne du gros méchant final qui va lui flanquer une pétée à lui faire chialer sa mère. Mais à ce moment-là intervient, surgissant d'on ne sait où dans un hurlement allant du grave viril à l'aigu hystérique, le super professeur d'arts martiaux, qui après avoir mis le ros dans sa poche et explosé plusieurs dizaines de sbires d'une seule main, s'enfuira en sautant de toit en toit.

Arrivé da
ns son dojo, le super professeur d'arts martiaux décide de prendre sous son aisselle le personnage principal qui n'est encore pour l'instant qu'une super tafiole surprétentieuse. Après avoir été jeté sur un tatami, le héros se reveille et voit enfin la tête de son sauveur qui le regarde d'un oeil autoritaire. En général, le début de la relation de ces deux personnage est assez froid et le héros fera très vite remarquer à "ce vieux schnok" qu'il était assez fort pour exploser le méchant. La tension monte et un "vieux con" fuse dans l'air.

Mais quelques t
aloches plus tard, le héros, maintenant édenté, est fin prêt pour commencer sa formation de machine à tuer. Les débuts sont difficiles et douloureux, le héros peine mais les progrès se font sentir, et très vite le super professeur d'arts martiaux constate que son élève est de plus en plus doué. Au bout de quelques temps, le héros arrive enfin à casser des noisettes avec ses fesses: il est fin prêt. Après des adieux très émouvant, il s'en va alors vers de nouvelles aventures, paré à toutes les éventualités et prêt pour un beau happy end.

M
ais ouillouillouile, ne voila t'y pas que sous les yeux de notre héros, le super prof d'arts martiaux (allez savoir ce qu'il foutait encore là) crève en plein combat de la manière la plus con qui soi. Mais pas de panique car dans les films légèrement fantastique, il reviendra sous forme éthérée dans les moments où le héros est encore en train de se faire démolir la face, créant un dialogue comme celui ci:
Le
héros au sol: "Raillallouille que j'ai mal..."
Pouf (ap
parition du spectre)
-M...Maîtr
e?
-Ecoute moi b
ien tache de fond de culotte, tu peux le battre, fais marcher ton instinct.
-M
aître, il...Il est trop fort...
-Et puis quoi
encore? Allez relève toi feignasse et met lui son compte.
-Mait
re...
-Dis donc
! C'est une lopette que je me suis fait chier à entrainer? T'en es capable, utilise ton potentiel... souviens-toi de la technique du mortel tourbillon fatal de la griffe du terrible ornithorinque qui tue... Bon je file, on m'attend pour un strip-poker.
(Repouf)
La
suite, on ne la connait que trop bien car cette apparition fera a peu près l'effet d'un flashback à notre héros qui s'en va gaiment masser la tronche du vilain pourri pas beau à grands coups de santiag. Comme quoi, il y a pas que les souvenirs malheureux et les sergents instructeurs qui peuvent transformer un pleutre en tueur.



Jérem'
# Posté le samedi 29 avril 2006 16:38
Modifié le mardi 26 juin 2007 05:00

Sir, yes sir!

Sir, yes sir!
On voit souvent des soldats Américains se faire idolâtrer car ils ont encore une fois sauvé le monde libre du terrorisme et de la menace communiste... Mais il y a une question qu'on ne se pose pas assez: qui est à l'origine de tout cela? Qui a transformé ces campagnards joyeux en tueurs invincibles? Non, vous ne voyez pas? Mais si, tout le monde le déteste en dépit de ce qu'il fait pour l'Amérique. Je veux bien sur parler du sergent-instructeur( on l'applaudit bien fort)!

Casse
-burnes de première blatérant à tort et à travers des insultes sur ses hommes (Ex: "Ecoutez moi bien les filles, ici c'est moi le chef, le premier connard qui osera me tenir tête, j'ferai en sorte que plus jamais l'armée lui fasse l'honneur de l'accepter, compris tas de trouducs?!") qui n'ont d'autres choix que de rester droits comme des I et supporter l'averse de postillons et d'injures qui déferlent sur eux. Le sergent-instructeur, généralement plus vieux et aussi plus petit que ses hommes qui sont tous des colosses, ne rate pas une occasion de pourrir toutes ce fainéasses de bleusailles qui l'insupportent au plus haut point et leur fait subir un entrainement inhumain (traverser des barbelés en rampant, survivre dans la jungle de Californie, nettoyer les w.c du campement).

Mais au final, le résultat est là, ses hommes sont tous de vaillants gaillards insensibles aux balles et immunisés contre la peur, prêts à massacrer des bataillons entiers de viets avec la seule aide de leur Colt 45 à 36 coups. Mais personne ne pense à remercier le brave sergent-instructeur, qui restera dans son camp en Amérique, loin de la gloire et des médailles, sans que jamais personne ne lui dise un petit merci étant donné que tout le monde le hait... Non, sergent instructeur, c'est pas un métier facile...



Jérem'
# Posté le samedi 29 avril 2006 17:31
Modifié le mercredi 10 mai 2006 11:41

Mademoiselle Connasse

Mademoiselle Connasse
Aujourd'hui, je fais d'importants efforts pour éviter que l'on accuse ce blog d'anti-américain (ce qui, soit dit en passant est totalement faux), et je vais parler aujourd'hui, dans la rubrique films à l'eau de rose, de Mlle Connasse, cette grosse catin snobinarde, chiante au plus haut point avec ses mimiques à la con (taratata) mais infinimment belle et qui fait bien du malheur aux hommes qu'elle rencontre, comme ça pour le fun, jusqu'au jour ou elle se heurte au héros qui, pour elle, a un charme fou et irrésistible.

E
lle va donc tout faire pour mettre dans sa poche ce grand play-boy un peu naif sur les bords. Elle y arrivera. Mais à ce moment là, Mlle Connasse découvrira ce sentiment tant idolatré qu'est l'amour avec un gros Q... Euh, un grand A, excusez moi. Le héros, bonne poire, est déjà tombé amoureux depuis longtemps de cette femme, depuis le jour où il l'a croisé sur un sentier du Bois de Boulogne, et ce malgré le fait qu'elle soit douce comme du fil barbelé. Bref, ils s'aiment, ont des rapports sexuels, parfois même des enfants, un chien, un chat, un poisson rouge. Et puis pouf, du jour au lendemain, la Reine des Glaces plaque mari, enfant, chat, chien, canari, pingouin etc etc pour un autre mec plus jeune et craquant (c'est dire si c'est une salope).

C'
est magnifique, elle l'aime et vit un grand idylle avec lui! Et pis v'la t'y pas que l'homme en question (qui n'en avait finalement rien à foutre d'elle) se fait la malle, exactement pareil qu'elle, sans prévenir. Mlle Connasse, après avoir pleuré toutes les larmes de son corps (pensez vous, c'est bien la première fois qu'on l'arnaque) se souvient d'un coup, d'un seul qu'elle est mariée (il était temps) et s'en retourne toute souriante vers ceux qu'elle a laissé tomber il y a bien longtemps de cela. Mais là, horreur! Car l'enfant est mort, emporté par la peste Noire! Le chien est mort de la rage! Le poisson rouge est mort mangé par le chat! Le chat est mort étouffé en avalant le poisson rouge!

I
l n'y a que le mari qui a survécu à cette hécatombe. Et voir sa "femme" revenir comme si de rien n'était lui déplait fortement. Aussi décide-t-il ne ne pas lui pardonner ses gamineries, la laissant en plan, sans rien du tout, sans personne à aimer. Aussi, Mlle Connasse fond-elle une nouvelle fois en larmes, en pensant à tous ceux qu'elle a perdu, maintenant qu'elle est toute seule... Après toutes ces épreuves, elle a enfin gagné un peu d'humanité... Mais trop tard, c'est dommage.

Jérem'
# Posté le dimanche 30 avril 2006 15:02
Modifié le dimanche 11 juin 2006 09:45